dimanche 23 mars 2008

Match #76: Montréal 3, Boston 2


Canadiens > Bruins
Markov > Chara
Price > Thomas
Carbo > Julien
Et ainsi de suite...

Pour que Boston batte Montréal, va falloir sortir Cam Neely, Raymond Bourque, Adam Oates pis Andy Moog de la retraite. 8 victoires, 0 défaite. Seul petit point négatif aujourd'hui, il a fallu se rendre jusqu'en tirs de barrage pour l'emporter. Ça, ça veut dire que Boston a ramassé un point contre nous. Un point sur une possibilité de 16. Va falloir faire mieux l'an prochain. Les Bruins ne méritent pas de points contre nous.

Chara en tirs de barrage. Haha. Bel essai, le jambon. Il a tiré à bout portant sur Jesus Price, qui n'a pas bronché.

Tout a bien été ce soir. Ottawa a perdu, New Jersey aussi. J'ai des billets pour les séries. Tout va bien. J'espère juste que le Komisaurus sera rétabli à temps pour les séries. Il est out pour trois semaines, ce qui fait qu'il pourrait revenir à temps. On a besoin de lui.

Saku a essuyé son lot de critiques cette année, et cette statistique n'est pas compilée, mais de mémoire, c'était son troisième but gagnant en tirs de barrage cette année. Peut-être plus. Il a changé sa feinte habituelle, et ça a marché. Tim "ptit gros" Thomas s'est même planté après le but en retournant au banc, trop habitué qu'il est après avoir passé les trois quarts de la game à terre.

Retournez chez vous les Bruins, vous n'êtes pas dignes de fouler la même patinoire que les Glorieux!

Les Habs sont hots, mais je m'en voudrais de passer sous silence les récentes performances des Oilers d'Edmonton, mon deuxième club favori. Destinés à finir dans la cave, les Oilers sont en feu et ont encore gagné aujourd'hui, ils ne sont plus qu'à trois points d'une participation aux séries. Espérons qu'ils réussiront, pas juste parce que je les aime, mais aussi parce que je ne veux pas qu'ils finissent dans la cave puisque leur choix de première ronde appartient aux damnés Ducks...

jeudi 20 mars 2008

Match #75: Montréal 4, Boston 2


Qu'est-ce que vous voulez que les Bruins fassent de plus?
Ils ont tiré au but plus souvent, ils ont donné plus de mises en échecs, ils ont été plus agressifs... Et ils ont perdu. C'est ça, quand t'es les Bruins: tu perds. Yeah. Ils doivent être tannés. Leur calvaire achève: plus qu'un match contre Montréal cette saison. À moins qu'on les rencontre en séries...

Autant nous, y a rien qui marche contre Ottawa, autant... ah pis je radoterai pas trop. On le sait tous que les Glorieux dominent les Bruns, pas besoin de faire un dessin. Je veux juste dire que:
- Kovalev a pas encore fait de tour du chapeau, donc de moonwalk. Je croyais que ça y était ce soir.
- J'ai raté la première période, donc je ne sais pas ce qui est arrivé au Komisaurus. Espérons qu'Elisha Cutberth va l'aider à guérir.
- Tim Thomas est laid et poche.
- J'étais content que Chara joue ce soir, parce qu'il est nul à chier contre le Tricolore. Il a été fidèle à lui-même.
- Bon dieu qu'il y avait des partisans de la Flanelle à Boston. On se serait cru en Floride!
- Ottawa a gagné, alors faudra les battre la semaine prochaine pour avoir une chance de terminer premier dans la division.
- On a plus de points en 75 matches cette anée qu'en 82 l'an dernier.
- Bonne fête little Tits!

mercredi 19 mars 2008

Match #74: St-Louis 4, Montréal 3


Comme le dit si bien le laitier quand il échappe une de ses pintes de lait: "Dommage!".

Dommage parce que St-Louis, c'est pas une puissance. Dommage pour le robot Halak, qui a vu sa fiche immaculée de 8-0 au Centre Bell se transformer en une exécrable fiche de 8-1. Dommage parce que ma propre séquence de blanchissage au Centre Bell s'est arrêtée à trois matches. Et dommage pour Marc-André, qui assistait à sa première rencontre de l'année au Centre Bell et qui a vu une défaite.

Une défaite oui, et un match somme toute assez plate. Comme on affrontait St-Louis, et que j'ai le bonheur d'Avoir un vieux chandail cheap des Blues chez moi, je me suis déguisé en fan des Blues, question de faire chier le monde autour de moi. Dès mon arrivée sur place, y a une fille qui m'a dit: "Toi tu vas finir ta soirée à l'hôpital". Ça augure bien. Les Blues comptent sur un double avantage numérique en première. Je me lève et je crie ma joie. Quelque chose comme 5 rangées en bas de moi, 8 sièges à ma droite se trouvait un fan des Blues. Un vrai. Il criait avec moi et me souriait. Je pense même qu'il me désirait. Alors je criais avec lui. On était deux, disons que ça paraît quand l'équipe visiteuse n'a que 2 fans dans une section. Tout le monde voulait me tuer. Les gars en arrière de moi me disaient de m'assoir chaque fois que je me levais, m'ont demandé si je venais de St-Louis et m'ont même traité, insulte suprême, de fif. Drôle.

Mais je ne suis pas très bon comédien. Surtout lorsque le rôle à jouer consiste à ne pas aimer le Tricolore. C'était difficile de ne pas être content lorsque les Habs scoraient. Je me suis fait gentiment crêpé le chignon lorsqu'Higgins a égalisé. Et le vrai fan des Blues était tellement dedans qu'il m'a volé la vedette. Lui, la foule le détestait pour vrai. Moi, je ne jouais pas vraiment le rôle du méchant. J'aime trop mon club. Si bien qu'en troisième, j'ai échangé de chandail avec Marc, qui lui portait un chandail tricolore. Dès lors, nous n'étions plus très crédibles.

Kovalev a joué une mauvaise game, fait rare chez lui cette année. Il était peut-être encore traumatisé d'être allé à l'émission la Zone hier et d'avoir eu à subir l'anglais épouvantable de Michel Villeneuve. Je peux pas croire qu'on n'exige pas de nos journalistes de bien parler anglais. Surtout ceux qui travaillent pour la télévision d'État. Little Tits était en feu, et Grabovski aussi, mis à part le fait qu'il a gagné un faceoff dans toute la game. Saku a déculotté le gardien en fusillade, mais a manqué d'espace pour compléter. Dommage, mais au moins on affronte les Bruins jeudi. Et samedi. Ça devrait ben aller.

dimanche 16 mars 2008

Match #73: Montréal 3, NY Islanders 0

Un autre coup de balai!
Notre fiche contre les Islanders cette année: 4-0. Pas mal. Une autre très belle soirée gracieuseté de la Sainte-Flanelle. Calvince que la ville est hockey.

C'était un match spécial puisque j'avais l'honneur d'y assister en personne avec Vaze, aussi connu sous le sobriquet de Queue. Vaze, je le vois pas souvent, mais chaque fois que je le vois, je suis épaté par sa beauté et sa force physique. Et il ne m'a pas déçu une fois de plus.

En bonus, Vaze, il connaît vraiment son hockey, et c'est un vrai fan du Tricolore, pas juste quand ils gagnent. Comme moi. On a donc pu discuter librement du fait que Huet a été un soubresaut non-prévu par l'organisation, se pâmer devant les habiletés de Little Tits et admirer les prouesses de Kovalev et Markov. Kovalev a l'air d'un ange qui glisse sur des nuages quand on le regarde au Centre Bell, rien de moins. Quel coup de patin. Quel grâce, quelle élégance.

On avait des billets dans les Blancs, mais on voulait aller voir le warm-up de près, dans les Rouges. Avant, ils laissaient les fans y aller, mais depuis deux ans, c'est interdit si t'as pas de billets dans les rouges. Rusés, on a profité du fait que François Gagnon donnait une entrevue pour nous faufiler sans être épinglés par la très épeurante fille de la sécurité et ses 5 pieds 3, 110 livres de muscles. On s'est donc assis dans les Rouges, à proximité de la patinoire, et on a regardé le warm-up. Plus le temps avançait, plus il y avait des gens autour de nous, on s'est même fait changer de place une fois par les vrais propriétaires des billets des sièges sur lesquels nous étions. À 5 minutes du début, des anglais ont commencé à nous tourner autour. On a rien dit, et ils sont allés chercher la très épeurante fille de la sécurité, qui nous a demandé de lui montrer nos billets. Je lui ai dit qu'on en avait pas. Elle nous a donc sortis de la section des riches, et Vaze a même oublié sa laide tuque Tremblay sur place. Morale de l'histoire: ce matin, il y a quelque part un riche anglais qui se promène avec une tuque de pauvre.

Quand même, c'était pas le match du siècle, mais c'était bien. En fait y a juste la première période qui a été plate. Il n'y avait pas beaucoup d'occasions de marquer. En deuxième, on s'est réveillés, et le power play a cliqué. En troisième, n'eut été de DiPietro qui semblait bien seul de son camp hier, on les aurait massacrés. Guimauve a marqué un beau but, et il l'a célébré avec son fameux move old school que j'aime. Guimauve, il marche bien avec Saku. On devrait le laisser là. Tous les pseudos experts disent que Guimauve est pas pire d'avoir marqué 15 buts (maintenant 16) en jouant sur une quatrième ligne. Le problème, c'est que la plupart de ses buts, il les marque quand il joue avec Saku. Et Smoke a étonnament bien joué hier, il a gagné tout plein de faceoffs et il n'a pas donné la rondelle aux adversaires. Il s'est forcé, sachant que Vaze, son plus grand fan, était sur place. Enfin, Brisebois est pas bon. Il a passé la soirée à mettre Hammer dans la marde. J'espère qu'il va lui payer une bière. Ou une pute. Ou une pute à la bière.

Higgins a frappé un poteau de plein fouet, j'en ai encore les oreilles qui résonnent. Et le robot Halak s'est payé un jeu blanc hier, jeu blanc que Vaze avait callé avant le match. Mine de rien, dans les trois derniers matches que je suis allés voir au Centre Bell, mes favoris ont blanchi l'adversaire (4-0 Was et 1-0 Philly). Je porte chance! En plus, j'y retourne mardi contre St-Louis, on va voir si je peux pousser ma séquence à 4!

Le robot Halak est vraiment rapide. Vif. Je trouve ça plate pour lui d'être derrière Price, il est trop bon pour être numéro 2. La foule a scandé son nom en troisième. Et comme lors du match de mardi, la foule s'est levée alors qu'il restait deux minutes à jouer et a ovationné les petits gars sans s'arrêter. J'en avais des frissons. Je l'ai tu dit? La ville est hockey.

C'était notre 40 ième victoire. Quelle belle saison. Le 9 avril ne peut pas arriver assez vite.

vendredi 14 mars 2008

Match #72: Ottawa 3, Montréal 0



Bon...

Oui, c'est décevant. Oui, ça fait mal. Oui, je déteste me faire blanchir. C'est plate, quand tu te donnes la peine d'écouter un match, de ne même pas avoir l'opportunité de célébrer, ne serait-ce qu'une fois, un but de la Sainte-Flanelle. Se faire blanchir par un trou de fromage gruyère suisse comme Gerber, c'est triste. Surtout lorsqu'un match était si hautement anticipé.

On a tué le mythe des Devils, cete année. Il reste le complexe d'Ottawa. Tenace, ce complexe. Les Glorieux sont trop habitués de perdre contre les Sens. Ils sont encore timides face à eux. Pourtant, cette année, on a rien à leur envier. Oui, ils ont une première ligne hallucinante. Mais pour le reste... Notre attaque est mieux répartie que la leur. Notre défensive est légèrement plus équilibrée (selon moi) et nos gardiens sont définitivement meilleurs. Le reste, c'est dans la tête. Il nous reste deux matches contre eux pour perdre nos complexes.

Chaque année pour ma fête depuis 2 ans, ma coloc m'amène voir un match à la Cage aux Sports, parce qu'elle sait qu'il y a pas grand chose au monde qui me fait plus plaisir que ça. Comme nos horaires sont plus ou moins compatibles, notre soirée hockey a lieu quelques semaines après ma véritable fête (dans ce cas-ci, parlons plutôt de quelques mois). Le problème, c'est que comme je l'ai mentionné plus tôt, les Habs perdent tout le temps à ma fête. Je sais pas pourquoi. Alors ce soir, on dirait qu'ils savaient que moi et ma coloc, on fêtait mon anniversaire. Et ils nous ont donné une défaite. C'est plate, mais c'est ça. On a eu ben du fun quand même. Toutefois, on a pris une méchante débarque au classement. On est rendus en cinquième place. Ça prend pas grand-chose pour dégringoler.

Mais ce soir, je me sens zen. Peut-être parce que je suis encore un peu saoûl en ce moment. Peut-être parce que j'ai vraiment eu une belle soirée. Peut-être parce qu'avant le match, j'ai eu une conversation passionnée avec mon ami Mathieu Roy à propos de l'amour que nous portons à notre club de hockey. Toujours est-il qu'en ce moment, j'ai envie de rendre hommage à une personne. Et non, il ne s'agit pas de Kovalev, de Price, de Saku ou du Komisaurus. Non, ce soir, je veux rendre hommage à mon père.

Comme Mathieu me le disait, on ne devient pas partisan du Canadien. On naît partisan du Canadien. Pour ma part, comme pour bien des gens, mon attachement au Tricolore vient directement de mon père. Et je ne pourrai jamais assez le remercier pour cela.

Quand je regarde la famille dans laquelle j'ai grandi, je me rends rapidement compte d'une chose: je n'ai pas beaucoup en commun avec mon père. En fait, non seulement je ressemble beaucoup plus à ma mère côté caractère et valeurs, je suis aussi infiniment plus près d'elle. Mon père ne me connaît pas tant que ça, et je ne le connais pas tant que ça non plus. C'est normal, je n'ai pas grandi avec lui. Mais s'il y a une chose qu'il m'a inculqué, c'est bien l'amour du CH. Si bien que je crois l'avoir dépassé aujourd'hui dans cette passion. Mon père trippe sur Guy Lafleur. Assez pour s'arrêter au Mikes à Berthier à chaque fois qu'il descend à Montréal, même quand il n'a pas faim. Assez pour se faire poser en compagnie des photos de Guy Lafleur dans son resto, lorsque le Démon Blond n'est pas sur place. Mon père a un certain talent au hockey, talent dont je n'ai malheureusement pas hérité. Plus jeune, il voulait que je joue au hockey dans une ligue organisée. Et moi, je ne voulais pas. Je détestais patiner, ça me faisait mal aux chevilles. Je jouais au soccer, pas au hockey. Et il en fut ainsi.

Pourtant, j'ai toujours aimé regarder le hockey. Lorsque j'étais petit, mon père écoutait les matches du Canadien, et moi, je le regardais. J'ai déjà expliqué sur ce blogue à quel point la conquête de la Coupe en 86 a forgé mon identité d'amateur du CH. Je ne suis jamais allé voir une partie avec mon père au vieux Forum. Ce que j'aurais aimé ça, pourtant! La seule fois où je suis allé au forum, c'était avec toute la famille pour voir les Ice Capades. Je n'ai pas beaucoup aimé ma soirée.

À trois reprises, mon père m'a amené voir les Nordiques au Colisée, principalement parce que ça coûtait moins cher, et aussi parce qu'un de mes oncles y avait des contacts. Malheureusement, je n'ai jamais eu la chance d'y voir un match Canadiens-Nordiques. J'aimais bien y aller, mais je me souviens que je prenais aveuglément pour l'équipe adverse, puisque ma passion du Tricolore faisait automatiquement de moi un ardent haïsseur du Fleurdelisé. J'ai donc vu live deux matches Nordiques-Boston en plus de voir un match Nordiques-Détroit. J'arrive pas à croire qu'un jour dans ma vie, même si j'étais très jeune. j'ai crié de joie lorsque les Bruins ont marqué un but. Pourtant, je me souviens que mon père prenait pour les Nordiques lorsque nous allions au Colisée. Je ne comprenais pas pourquoi. Comment pouvait-on aimer la Sainte-Flanelle et les Nordiques en même temps? Aujourd'hui, je comprends. Guy Lafleur a terminé sa carrière avec les Nordiques.

Mon père a été gâté. Il a grandi en voyant des clubs dominants. Il a probablement refusé de rentrer chez lui, le soir, lorsque sa mère l'appelait et qu'il était trop occupé à déjouer le gardien adverse sur la patinoire de son enfance en Gaspésie. Il a vécu les années 70, où les clubs du Canadien de Montréal perdaient à peine une dizaine de games dans une année. Il a vécu l'époque où la Coupe résidait en quasi permanence à Montréal, parce que c'était ici qu'elle était à sa place. Il a vu jouer Lafleur, Béliveau, Richard, Savard et Robinson. Il a connu l'abondance des coupes Stanley, alors que lui-même était jeune et filait comme le vent sur les patinoires, se prenant probablement pour Lafleur alors qu'il marquait des tonnes de buts en s'amusant avec ses copains. Alors aujourd'hui, il bougonne. Il trouve que les joueurs n'ont pas de coeur, ou qu'ils jouent comme des pieds. Il trouve que personne n'a le talent de Ti-Guy. Il est moins passionné après chaque défaite.

Pourtant, lorsque les Glorieux sont dans une bonne passe, je le vois s'allumer. Il m'appelle et me parle de Latendresse, de Kovalev ou du 46 (il a de la misère à prononcer Kostityn, y avait pas d'Européens dans son temps!). Par deux fois depuis que je suis à Montréal, j'ai amené mon père au Centre Bell voir un match. Pour moi, c'est non seulement une façon de passer du précieux temps avec lui, c'est aussi une façon de lui dire merci. Merci de m'avoir transmis cette passion si précieuse, cette passion que je me ferai un devoir de transmettre à mes enfants aussi, cette passion qui est aussi importante que toute l'éducation que j'ai reçue dans mon enfance.

Les deux fois où je suis allé au Centre Bell avec mon père, le CH l'a emporté. Mais plus important encore, les deux fois, nous avons vraiment eu une belle soirée. Les deux fois, j'ai retrouvé mon père partisan, celui qui m'a transmis sa passion. Nous avons crié. Nous avons applaudi. Nous avons hué les adversaires et les arbitres. Nous nous sommes donnés des high fives jusqu'à ne plus sentir nos mains. Et nous sommes sortis satisfaits.

Car aujourd'hui, je ne le remercierai jamais assez pour cela. Plusieurs personnes ne peuvent comprendre à quel point l'attachement à une équipe sportive est important. Le monde me trouve ridicule lorsque je dis qu'un beau but des Canadiens, ça me touche plus qu'un enfant d'Afrique qui a faim. Ou lorsque je réclame le respect du chandail tricolore, le plus prestigieux de tous les sports professionnels. Ou lorsque je dis qu'en séries, il n'y a plus rien qui compte, sauf la victoire. La personne qui n'a jamais eu mal en voyant son équipe perdre, ou qui n'a jamais connu l'euphorie de la victoire, hé bien, je plains cette personne. Tout ça pour dire que cette année, je vis un véritable conte de fées avec mon équipe de hockey, et je dois chaque seconde de bonheur à une seule personne, mon père. Même si mon club a perdu ce soir, je flotte sur un nuage de les voir si bien jouer et je n'en peux plus d'attendre les séries. Mais sans mon père, je ne vivrais aucun de ces instants euphoriques.

Merci P'pa.
xx

mercredi 12 mars 2008

Match #71: Montréal 4, New Jersey 0



L'équipe la plus régulière de la ligue s'est remise en marche!

L'équipe la plus régulière de la ligue, c'est nous, pour ceux qui avaient pas compris. On a jamais collé plus de 3 défaites. Et encore, les 3 défaites, c'est arrivé une fois, en l'absence d'Hammer.

On dirait que le complexe contre les Devils est enfin mort! On dirait que Brodeur est humain, après tout. Quand c'est rendu que même Smoke te bat d'un angle impossible... Et on dirait que Little Tits a joué un match débile. Quelles passes! Il a servi à Saku son plus beau but de l'année, et à Lapierre son plus facile.

Depuis ce qui me semble être une éternité, mon club a de la misère contre les Devils. Là, on vient de les battre trois fois en ligne. Je ne me souviens pas d'avoir déjà vu ça. Je ne me souviens pas non plus de les avoir vu au premier rang à la mi-mars. Plus qu'un mois avant les séries!

Merci à ma copine qui a eu la bonne idée de m'amener à la Cage du Centre Bell voir ce match. Y a trop de monde, le service est moyen, le pop corn goûte la roche... mais j'aime ça. Ambiance!

Je regardais Price en entrevue après le match, il a l'air du petit renne au nez rouge. Il a goalé une méchante game ce soir. Alors que je me surprenais à rêvasser au nez rouge de Rudolphe et à Noël, qui est définitivement à nos portes, je me suis rendu compte que j'ai des surnoms pour beaucoup de joueurs de l'édition actuelle:

O'Byrne: Sacoche
Kostopoulos: Le Grec
Komisarek: Le Komisaurus
Koivu: Saku. C'est pas un surnom, mais vu que c'est une si longue histoire d'amour entre moi et lui, je me permets de l'Appeler par son petit nom.
Plekanec: Col Roulé
Smolinski: Smoke
Dandeneault: Le fif
Kovalev: L'artisssss
Streit: Le suisse allemand
A Kostitsyn: Big tits
S. Kostitsyn: Little tits
Grabovski: l'idiot, AKA celui qui ne jouera pus j'espère
Halak: Le robot Halak, AKA le gardien à la grosse montre
Hamrlik: Hammer
Latendresse: Guimauve

Il me manquerait des surnoms pour les joueurs suivants:
Higgins, Bégin, Gorges, Price, Ryder, Lapierre, Brisebois, Bouillon
Suggestions?

lundi 10 mars 2008

Match #70: Anaheim 3, Montréal 1

J'haïs les Ducks.

J'haïs les Ducks parce qu'ils sont un club de hockey en Californie. J'haïs les Ducks parce que quand ils ont gagné la Coupe, il y avait 15 000 personnes au défilé. Ici, y a plus de monde que ça à une pratique hors-concours du CH. J'haïs les Ducks parce que Selanne pis Niedermayer qui reviennent au beau milieu de l'année parce que finalement, ça leur tentait pas de prendre leur retraite, c'est de la grosse crosse sale. J'haïs les Ducks parce que leur goaler est encore plus gros que le bonhomme Michelin. Pas étonnant que personne ne mentionne son nom dans la course au Vézina, il a tellement des grosses pads pis un gros chandail, on dirait qu'il est un pneu blanc rempli de fleurs dans une cour arrière de grand-mère. J'haïs les Ducks parce que j'haïs Pronger depuis qu'il a fait faux bond à mes Oilers après leur run en 2006. Enfin, j'haïs les Ducks parce qu'ils nous ont battu hier.

Bizarrement, je crois que ça a été la meilleure game du CH du voyage, et on l'a perdu. Price a bien goalé, mais un moment donné, quand tu passes la moitié du match en désavantage... Le pire, c'est qu'on s'est fait scorer alors qu'on avait l'avantage d'un homme. On dirait que Kovalev avait déjà cocufié l'arbitre tellement il a eu une punition conne. En même temps, je ne blâme pas l'arbitrage. Les punitions des Canadiens étaient méritées. Et l'arbitrage, ça va d'un bord comme de l'autre.

Fait chier, le moucheron à Grabovski a joué, à cause de Col Roulé qui est malade. Il est chanceux d'être un centre, parce que sinon, j'ose imaginer qu'on aurait vu Dandeneault à sa place. Je ne trippe pas sur Dandeneault, mais il fait preuve de 400 fois plus de classe en ne plaçant pas les intérêts de sa petite personne devant ceux de l'équipe, contrairement à monsieur 1 but 4 passes. Le pire, c'est qu'il a pas été mauvais, Grabo. Je l'haïs pareil, bon.

4 points sur une possibilité de 8. Pas mal. Pas génial, mais pas pourri. On repogne les Devils demain, déterminant. Il va pas mal juste rester des matches déterminants, là.

Go Habs go!